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Historique

 > Naissance du Pays de Cornouaille

Le Pays de Cornouaille puise sa force dans l'histoire, source d'une forte personnalité locale et d'une tradition de dynamisme.

Dans l'histoire récente, la Cornouaille a, dans cet esprit, toujours cherché à prendre en main son propre développement. En 1971, le CECOR (comité d'expansion cornouaillais) est créé : c'est un organisme d'études et de mobilisation locale recoupant exactement les limites de l'actuel projet de pays.

Par la suite, ce sont trois associations de développement qui sont créées, à une échelle encore plus locale et avec des objectifs similaires :

  • le Pays des Portes de Cornouaille, à l'est,
  • le Pays de Quimper, au centre,
  • et l'Association Ouest Cornouaille Promotion, à l'ouest.

Le Pays des portes de Cornouaille et Ouest Cornouaille Promotion sont étroitement associés à la constitution du Pays de Cornouaille.

Dès avril 1996, les maires de Quimper, Douarnenez, Concarneau, Pont l'abbé et Châteaulin, initialement engagés dans une réflexion de réseau de villes, proposent aux présidents des 11 communautés de communes de Cornouaille et aux associations de développement de s'associer pour la préparation du contrat de plan 2000-2006.

Le 3 juillet 1996, une journée d'information sur les pays, en présence de M. Jean Claude Gaudin, alors ministre de l'aménagement du territoire, de la ville et de l'intégration est organisée.

Le 15 juin 1998, une réunion se tient au pôle P.J. Hélias avec M. Jean Louis Guigou, délégué à l'aménagement du territoire et à l'action régionale et Yves Morvan, président du CESR, en présence des élus et des présidents des chambres consulaires.

Des rencontres régulières entre les présidents de communautés de communes et d'associations de développement voient le jour. Rapidement, les compagnies consulaires y sont associées, dans un souci de représentativité des acteurs, autour d'un " projet pour la Cornouaille ".

La démarche est d'autant plus aisée que les thèmes abordés sont véritablement cruciaux pour l'ensemble de la Cornouaille : le TGV ouest, le désenclavement, la technopole de Quimper - Cornouaille, le pays d'art et d'histoire, etc.

En juin 1998, naît officiellement une instance politique de décision, composée des communautés de communes représentées par leur président et élargie aux trois chambres consulaires, représentées par leur président. Cette instance a vocation à valider les orientations prises et elle est l'interlocuteur de l'Etat, de la Région et du Département.

Un groupe technique mixte de coordination est également constitué. Composé d'élus communautaires et consulaires, de permanents territoriaux, associatifs et consulaires, il est chargé de la coordination des groupes de travail et de définir une méthodologie de travail.

Des groupes de travail sont alors mis en place, regroupant élus, permanents, socioprofessionnels et experts autour de 5 thèmes jugés pertinents pour la Cornouaille :

  • développement économique (pêche, agriculture, agroalimentaire),
  • tourisme (patrimoine, tourisme nautique, offre touristique),
  • qualité de l'environnement (eau, assainissement, agriculture et industrie, paysage),
  • désenclavement de la Cornouaille (transports, fret, réseaux de communication et d'information),
  • enseignement supérieur, formation, recherche.

Dans le courant de l'été et de l'automne 1998, 27 réunions de travail ont lieu, sur divers thèmes intéressant la Cornouaille : la pêche, les industries agroalimentaires, les biens et équipements de la personne, l'offre et la demande touristique, les banques, le paysage, l'emploi et la formation, les NTIC, l'eau, la recherche, etc.

C'est ainsi que naît un premier document synthétique en décembre 1998, présentant sept orientations stratégiques majeures pour le développement de la Cornouaille.

Parallèlement, est menée une démarche de mobilisation des acteurs locaux par les associations de développement. L'association Ouest Cornouaille Promotion, en particulier, met en place, à l'échelle de son territoire d'intervention et en lien avec son programme Leader II, une démarche prospective avec l'appui d'un bureau d'études.

Le 2 avril 1999, sont organisées les premières" assises pour une nouvelle Cornouaille ". Au théâtre de Cornouaille, plus de 400 participants font état de leur intérêt pour le développement local de leur territoire ; le pays de Cornouaille est officiellement mis sur les fonts baptismaux, sur la base d'un projet de charte de territoire largement diffusé et partagé.

En juin et juillet 1999, des rencontres individuelles ont lieu avec chaque partenaire. Il s'agit de recueillir l'avis de chacun sur le projet de charte diffusé lors des assises et de mettre au point, peu à peu, le programme d'actions pour la période 2000 - 2003.

La publication de la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire en juin 1999, puis son décret d'application en septembre 2000 fournissent enfin un cadre réglementaire au Pays de Cornouaille.

Aussi, afin de respecter au plus près les termes législatifs, le Pays s'organise…

Un véritable " conseil de développement " voit ainsi le jour. Composé d'une trentaine de personnes représentatives des intérêts cornouaillais, il se réunit à plusieurs reprises afin de faire évoluer le projet de charte de développement.

Une " mallette de présentation " du Pays, destinée à la vulgarisation de la démarche engagée, en particulier dans les conseils municipaux et communautaires de Cornouaille est conçue et largement diffusée. A l'aide de cet outil, l'ensemble des conseils municipaux et communautaires de Cornouaille peuvent prendre connaissance du projet de charte de développement du Pays et réagir sur ce document.

Enfin, les deuxièmes " assises du Pays de Cornouaille " se tiennent le samedi 2 décembre 2000, à Briec, en présence de 300 participants environ. Elles permettent à chacun de prendre connaissance de l'état d'avancement du Pays et d'évoquer, sous forme de tables rondes, certains des dossiers essentiels de la stratégie de développement du Pays.

En parallèle, le Pays est à l'origine de plusieurs groupes de travail, destinés à concrétiser des projets de dimension cornouaillaise. C'est ainsi, par exemple, que voient le jour, en 2000, une plate forme d'initiative locale et une mission locale de Cornouaille.

Ainsi, sans structuration lourde, avec la bonne volonté de tous, l'envie de travailler en commun dans l'intérêt général, grâce à une mise en réseau des moyens humains, le Pays de Cornouaille est aujourd'hui une réalité. Les partenaires institutionnels l'ont reconnu en approuvant son périmètre d'étude lors de la CRADT du 27 novembre 2000.

Pour tenir compte de la Loi d'Orientation pour l'Aménagement et de Développement Durable du Territoire, l'instance de coordination réunie le 21 mai 1999, a décidé de constituer une association régie par la loi de 1901, chargée de porter juridiquement la démarche du pays.

Selon le texte définitif de la loi, du 25 juin 1999, le statut associatif est réservé aux pays pour lesquels l'ensemble du territoire est couvert par des structures intercommunales à fiscalité propre. Dès lors, dans la mesure où 6 communes étaient alors isolées, le Pays de Cornouaille a choisi d'opter pour un statut de GIP de développement local. Cependant, et pour tenir compte des délais de constitution d'un GIP, une association de préfiguration a été créée, permettant au pays de s'appuyer sur une structure souple dans un premier temps.

La convention constitutive du Groupement d'intérêt public de développement local du Pays de Cornouaille a été validée le 10 février 2003 par le Préfecture de Région. La séance d'installation du GIP a eu lieu lors de l'assemblée générale du 13 mars 2003.